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Jean-JacquesUn autre monde est possible!
11 junio SLOGANS POUR CINQ ANS...ALLEZ... FACE A CET IMMENSE ELAN POPULAIRE!
PLUS DE TAXE POUR LES PAUVRES...
MOINS D'IMPOTS POUR LES RICHES...
TVA SOCIALE OUI! OUI! OUI!
PLUS DE MATRAQUES! MOINS DE SERVICES PUBLICS!
ETC... ETC...
Intermittent, retournes dans ton pays
Intermittents fainéants à plein temps intermittents, rendez nous notre argent é chassier trouves-toi un vrai métier faites des enfants, pas des intermittents la grossesse a 6 mois les femmes derrière, les hommes devant A bas, a bas, le second degré USA sors nous de ce mauvais pas Bush, Bush, montre nous la voie Monsieur Bush, priez pour nous la parité c'est pour les dégénérés Chirac président Monsieur Jean-Jacques Aillagon, tenez bon, s'il vous plaît Monsieur Raffarin vous nous faites du bien Raffarin nous voila Monsieur Pasqua vous m'avez donné la foi Charles Pasqua reviens les mettre au pas Mr Nicolas Sarkozy à la culture s'il vous plait Subvention égal dépense d'argent PSG fais-nous rêver Travail, famille, télévision Remettez le José au frais ! C'est pas les agriculteurs qui nous empêcheront de manger des hamburgers On aime, on aime les OGM La culture est une marchandise comme les autres Alain Delon, rejoins-nous à Chalon , Monsieur Chirac à Aurillac, Michel Sardou un peu partout TF1 c'est rudement bien ARTE c'est trop compliqué c'est toujours sous titré avec des films étrangers ARTE, c'est pas bien, on n'y comprend rien chacun pour soi, et pas les autres on est plus, plus de droite que vous non, non aux manifestations La droite est adroite, la gauche est gauche Afrique paye ta dette aux pays occidentaux Le Bigdil c'est pas si facile Star Academy c'est pas si mal que ça restons divisés les grévistes sont des gens qui ne travaillent pas les chômeurs sont des gens qui ne travaillent pas moins de festivals, plus de quinzaines commerciales Plus de corsos fleuris, moins de festivals de hippies le Puy du Fou dans toutes les villes on veut, on veut des sons et lumières les reconstitutions historiques nous apprennent des choses Monsieur De Villiers, vous avez de bonnes idées un vrai statut pour les majorettes la culture est une marchandise comme les autres manifestants, vous gênez les commerçants le FMI ne fait plus crédit Tf1 sur toutes les chaînes Mac Donald, dans les cantines Mickey nous fait rire, et Donald aussi 1 euro, c'est 1 euro Selliere président les retraités au boulot la police protégez nous la police pas trop loin de nous Nous sommes tous des américains les vrais artistes avec nous on veut des sous, pas des crassous Les vraies valeurs sont dans nos portefeuilles Les bonnes actions sont dans nos portefeuilles CAC 40 CAC 40 OUI OUI Jean Pierre Gaillard rends-nous l'espoir Joueur de djembé remontes dans ton cocotier les cheveux longs c'est pas pour les garçons les boucles d'oreille ça fait efféminé les boucles dans le nez c'est pour les bovidés les rastaquouères au frigidaire les manouches à la douche Pas d'allocs pour les dreadlocks Ma maison mon horizon A bas les colonnes de Buren La batucada ne passera pas par moi La culture ça fait mal à la tête Etc... Etc...
PRETS POUR CINQ ANS?
11 mayo BLOG FERME...
(Pour ceux qui sont prets à tout pour réussir dans cette nouvelle France du pire)
LA GENESE
Lorsque Dieu créa le monde, il décida de concéder deux vertus aux hommes de chaque peuple afin qu'ils prospèrent…
Par exemple, il rendit : les Suisses, précis et pacifistes ; les Anglais, flegmatiques et ironiques ; les Japonais, travailleurs et réalistes ; les Italiens, joyeux et humanistes ; etc…
Quant aux Français, il dit : « Les Français seront intelligents, honnêtes et sarkozistes. »
Lorsque le Monde fut achevé, l'Ange qui avait été chargé de la distribution des vertus aux Humains demanda à Dieu :
« Seigneur, tu avais dit que tu octroierais deux vertus à chaque peuple, mais… les Français en ont eu trois ? Est-ce pour cela qu'ils se placent au-dessus des autres ? »
« En vérité, Je te le dis, cher Ange, chaque peuple a deux vertus et seulement deux… y compris les Français… car chacun d'entre eux ne pourra en posséder que deux à la fois. »
Ce qui voudrait dire que :
Si un Français est honnête et sarkoziste, il ne sera pas intelligent ; S'il est intelligent et sarkoziste, il ne sera pas honnête ; S’il est honnête et intelligent, il ne peut pas être sarkoziste ! 07 mayo Rions en attendant la mort...A MORT... A MORT... LE DEUXIEME DEGRE...
Manif d'intermitents du spectacle...
06 mayo REPRISELA RELANCE DU SECTEUR AUTOMOBILE PASSAIT PAR L'ELECTION DE SARKOZY...
C'EST FAIT!
Un cauchemar pour la France et pour le mondepar bombix
L’auteur du roman Les bienveillantes s’exprime sur l’élection présidentielle française. Né il y a 39 ans à New-York, l’écrivain Jonathan Littell, auteur du célèbre roman « Les bienveillantes » pour lequel il a reçu le prix Goncourt cet automne, vit actuellement à Barcelone. Il a passé son bac en France et a acquis la nationalité française au mois de mars. Son jugement sur l’élection présidentielle : « Ma famille est de tradition démocrate, je me suis toujours intéressé à la politique, mais je n’ai commencé à voter qu’en 2000, lors de la première candidature de Bush, contre lui, bien sûr. Le président américain a été un cauchemar pour le monde, Sarkozy sera lui aussi un cauchemar, mais seulement pour la France. » Eh bien, c’est dit ! Il déclare encore : « Le discours de Nicolas Sarkozy a été complètement contaminé par l’extrême-droite. Ses propos suintent le racisme et ses méthodes risquent de transformer les banlieues en une fabrique de terroristes. » Bref, un cauchemar pour la France ... et potentiellement pour le monde aussi. 05 mayo Le pire est dèja là...A 8 et 11 ans, ils sont menacés de fichage génétique pour vol de jouets LEMONDE.FR | 05.05.07 | 17h10 • Mis à jour le 05.05.07 | 17h12 Suivez l'information en continu, accédez à 70 fils de dépêches thématiques. Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts Leur père est choqué. Deux frères de 8 et 11 ans pourraient se voir prélever leur ADN, par la gendarmerie, pour avoir volé deux tamagotschi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché du Nord, raconte Le Parisien, samedi 5 mai 2007. Les échantillons seraient conservés dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg). Des gendarmes se sont rendus cette semaine au domicile familial. "Ils venaient nous apporter une convocation pour vol dans la mesure où le magasin a porté plainte, explique le père au Parisien. Ils ont expliqué à mon fils aîné qu'il serait photographié, qu'on lui prendrait ses empreintes digitales et aussi ses empreintes génétiques, ajoutant même que mon fils ne pourra pas forcément faire le métier qu'il veut plus tard car il sera fiché !" Comme beaucoup de Français, le père pensait que le fichage génétique était réservé aux délinquant sexuels, et aux adultes. Pour surprenant que cela puisse paraître, il n'en n'est rien, précise Le Parisien. La loi ne prévoit ainsi pas d'âge minimum, rappelle le quotidien. Depuis la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure de 2003, une centaine de délits obligent à se soumettre au prélèvement génétique. Limitée, à l'origine, aux infractions sexuelles, la législation concerne aujourd'hui les meurtres et les cambriolages, les vols simples, les tags ou les dégradations. Il concerne désormais les personnes condamnées mais aussi les simples suspects. Depuis l'entrée en vigueur de ces dispositions, le Fnaeg explose. De 2003 à 2006, le nombre de profils enregistrés est passé de 2 807 à plus de 330 000. Bien que ce système ait permis d'élucider plus de 5 000 affaires, ceux qui s'opposent aux prélèvements dénoncent l'instauration d'un "répertoire de masse". Les refus de prélèvements génétiques pour des petits délits se multiplient, entraînant des procès. Le père des auteurs du larcin s'opposera au fichage génétique de ses enfants, le cas échéant, malgré les lourdes sanctions prévues pour les contrevenants : jusqu'à un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende. "Ce n'est pas du bétail que l'on doit marquer au fer, plaide-t-il dans Le Parisien. Les parents des deux chapardeurs les ont punis et sermonnés et se réjouissaient initialement du passage des gendarmes et de ses vertus pédagogiques."Cette situation met en lumière les dérives possibles de l'utilisation abusive du fichage génétique", réagit Josiane Bigot, magistrat et président du Réseau pour l'accès au(x) droit(s) des enfants et des jeunes, dans Le Parisien.Le père et les deux fils étaient convoqués samedi après-midi à la gandermerie pour "audition des enfants" Le Monde.fr Demain l'exil est possible...MON FILS VEUT DEMANDER LA NATIONALITE GROLANDAISE...
Moi ce serait plutôt:
Formulaire de demande de carte de CITOYEN DU MONDE
"Conscient(e) de mes responsabilités et résolu(e) à obtenir la reconnaissance de mes droits de membre de la communauté mondiale, je demande, tout en conservant ma nationalité, à être enregistré(e) comme citoyen(ne) du monde" . NOM (en majuscules) Prénoms ………………………………………………………………….Nationalité : Profession ……………………………………………………………………………………………. Date de naissance : Lieu ……………………………………………………………………………………………………….. Adresse .................……………………………………………………………………………………………………………………………………..
Paiement par chèque bancaire ou postal c, mandat c, espèces c, timbres-poste c
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signature
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Si vous souhaitez recevoir votre carte de Citoyen(ne) du Monde, adressez le formulaire ci-dessus, rempli et signé, accompagné de la somme de 15 € (ou de l'équivalent en timbres-poste) -7,5 € chômeurs et précaires – à : CITOYENS DU MONDE 15, rue Victor Duruy - 75015 PARIS C.C.P. Paris N° 7710 46 Z Demain j'ai peur de ne plus avoir envie de passer pour un Français... (Et ce n'est pas pour echapper à la solidarité... comme les Trois Suisses!)
Quelques questions pour réfléchir...DANS QUELQUES HEURES, IL SERA TROP TARD
Peut-on s'abstenir ou voter blanc ou nul dans les circonstances actuelles ?
A-t-on pris en compte la chape de plomb qui va s'abattre sur la société française ?
Veut-on abandonner nos libertés déjà menacées ?
Veut-on revenir à l'ordre moral d'avant mai 1968 ?
Veut-on ne plus recevoir d'information qu' ;à travers la propagande officielle des amis du Président ?
Veut-on un ministère de l'immigration et de l'identité nationale ?
Veut-on anéantir la créativité culturelle ?
Veut on remplacer la fraternité par la méfiance et l'exclusion ?
Veut-on accroître la précarité des plus faibles ?
Veut-on la généralisation des OGM ?
Veut-on une "démocratie" qui annonce le vainqueur d'une élection avant même qu'elle ait lieu ?
Veut-on une socièté policière s'immisçant de plus en plus dans la vie privée des citoyens ?
Veut-on subir le Traité Constitutionnel Européen et sa concurrence absolue ?
Veut-on s'inféoder à George W Bush, à l'OTAN et à l'impérialisme de la politique américaine ?
Veut-on continuer à détruire la planète ?
Bref, veut-on élire (ou laisser élire) à la fois Bush, Le Pen et Berlusconi, à la présidence de la France ?
Dans quelques heures, il sera trop tard...
Susan GEORGE (politologue) et Yannis YOULOUNTAS (philosophe)
Au sujet du danger Sarkozy, le film Réfutations de Thomas Lacoste :
À voir et faire voir d'ici dimanche :
À lire et faire lire d'ici dimanche :
04 mayo Trop tard...Quand vous verrez ceci ce sera trop tard...
Quelle tristesse de vivre dans un pays dans lequel à chaque coup de pied on fretille du cul pour en recevoir un nouveau plus fort encore...
Tout est déja possible Même le pire...Invitée à un colloque, elle atterrit en centre de rétention
Une Malienne, médecin et spécialiste du sida, a subi trente heures d'arrestation alors qu'elle arrivait à Paris pour une rencontre scientifique.
Par Eric FAVEREAU
C'est la chronique peu ordinaire d'une passagère africaine arrivant à l'aéroport de Roissy. Et embarquée, alors que tout est en règle, dans un épisode digne de Kafka. «C'est terrifiant de ce que cela peut révéler.» Tant Bernard Kouchner, ex-ministre, que Gilles Brücker, directeur de l'Institut de veille sanitaire et fondateur de l'association Solthis, ou Christine Katlama, professeure, spécialiste des maladies infectieuses, se disent abasourdis par ce témoignage. Au point de s'associer pour réagir. Au départ, voilà une jeune femme présentant parfaitement bien : médecin, spécialiste du sida au Mali. Le mois dernier, elle est invitée, comme cela lui arrive souvent, à participer à un colloque scientifique sur le sida, à Paris, présidé par Christine Katlama. Il s'agit d'une rencontre très officielle puisque, en ouverture de ladite conférence, a été lu un message de bienvenue de Jacques Chirac. «Le 29 mars 2007, raconte ce médecin (1), j'atterris à 6 h 20 à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Au poste de contrôle de police, je suis arrêtée par un policier, sans aucun motif. Il m'amène dans un petit bureau où se trouvent d'autres policiers et des passagers. Il me fait attendre pendant trois heures. Sans un mot. Deux jeunes policières me fouillent ensuite dans les toilettes et, sans explication, me prennent tous mes papiers. Je leur explique, pourtant, le motif de mon voyage, mais elles ne me répondent pas.» Ensuite ? «Un autre policier m'ordonne de signer des papiers sur lesquels est écrit : "Refus d'entrée".» La raison ? «Il me dit que ma date de retour dépasse celle du séjour qui figure sur le visa, et que je ne suis pas inscrite pour la prétendue conférence. Je leur explique que dans mon pays, le Mali, il faut présenter un billet d'avion de retour au consulat de France pour obtenir un visa d'entrée, que la Société Bristol-Myers Squibb, qui a pris mon billet, l'a laissé ouvert jusqu'à un mois, et que, lorsque j'ai obtenu un visa de sept jours, j'ai raccourci mon séjour en France, et qu'enfin, les inscriptions définitives à la conférence se font sur place.» Bref, tout est clair et il n'y a aucune embrouille. «Mais ils n'ont rien voulu comprendre, ils m'ont enfermée dans une petite pièce. On ne pouvait pas se tenir assis, et on m'a dit que je prendrai le vol Air France du même après-midi sur Bamako... J'ai dit aux policiers que j'avais de la famille à Paris. Ils m'ont transférée au centre de rétention de l'aéroport, où je suis restée quatre heures, sans accès à une chambre. Dans l'après-midi, trois policiers sont venus me chercher, m'ont ramenée à l'aéroport pour l'embarquement. Arrivée au contrôle de police des frontières, j'ai cherché à voir un officier de police. Par chance, l'un d'eux s'est arrêté pour écouter mon histoire, et m'a donné raison. Il m'a dit de ne pas embarquer. Il a ordonné aux policiers de mettre un téléphone à ma disposition pour appeler ma famille à Paris et en Afrique.»
La mésaventure ne s'arrête pas là. «J'ai pu appeler mon mari, qui a ensuite avisé sa soeur puis notre beau-frère à Paris. Ils sont immédiatement venus à l'aéroport.» Mais ces derniers n'ont pu la rencontrer, l'heure des visites étant dépassée. «Le lendemain matin, mon beau-frère et ma belle-soeur se sont présentés au centre de rétention pour me faire sortir. On nous a fait savoir que mes papiers étaient restés à l'aéroport et qu'il n'y avait au centre aucun officier disponible pour prendre une décision. Après deux heures d'attente, un officier s'est présenté à nous. Mon beau-frère, avec ses décorations de Légion d'honneur et du mérite, s'est porté garant et a demandé au comité d'organisation de la conférence de faxer à la police une copie de mon inscription... C'est comme cela que j'ai retrouvé ma liberté, après plus de trente heures de rétention.» Un détail, encore : «Les policiers qui m'ont reconduite du centre de rétention au poste de police du terminal, visiblement déçus de me voir revenir pour une libération et pas pour un rembarquement, ont conspué leurs collègues du centre de rétention, accusés de faiblesse.»
Une bévue ? Une pratique bureaucratique courante ? Un zèle déplacé ? «Il n'y a pas mort d'homme, ni violence, mais c'est ahurissant, réagit avec force Bernard Kouchner. Pour un témoignage ainsi recueilli, combien d'autres jamais révélés ?» Et pour ces trois médecins, une interrogation nouvelle : «Peut-on, aujourd'hui, continuer à inviter nos collègues médecins africains à des échanges scientifiques à Paris si nous les exposons à trente heures de rétention, à des mesures d'expulsion, à des humiliations de toutes sortes ?»
01 mayo ApolitismeAPOLITISME? 3.3 La Critique de la politique Peu de philosophes se désintéressent véritablement de la politique mais il est possible de citer au moins deux écoles qui ont pris leur distance avec elle : 1 l'école matérialiste d'Epicure, 2 l'école sceptique qui n'aborde pratiquement pas le sujet politique. Epicure semble s'être considérablement défié de toute forme de participation à la vie publique. Soldat engagé dans l'armée grecque contre l'envahisseur macédonien, Epicure a vécu en direct la défaite de son pays et s'est trouvé obligé de fuir. Il aura tiré comme conséquence de son histoire personnelle qu'il vaut mieux éviter de se lancer dans l'aventure politique tant il est vrai qu'elle est aléatoire et s'avère souvent dangereuse. 3.3.2 L'apolitisme sceptique Les philosophes sceptiques sont généralement hostiles à toute forme d'engagement dans le domaine politique. Ils témoignent d'une indifférence qui est censée leur permettre d'accéder à l'ataraxie, au bonheur véritable. Il faut pourtant reconnaître que cette attitude tombe sous le coup de plusieurs types de critique : a-la critique sartrienne qui montre que lorsque l'on croit ne pas s'engager on s'engage encore b-la critique marxiste qui dénonce l'attitude petite bourgeoise de celui qui se déclare sceptique c-la critique historique qui fait le reproche au sceptique de n'avoir pas cru en la politique alors qu'il importait d'agir. 3.3.3 L'apolitisme cynique Le philosophe cynique prétend ne pas s'engager en politique parce que la victoire dans ce domaine appartiendrait toujours aux personnes qui sont les plus puissantes. Lorsqu'il donne son avis c'est donc pour louer en toute connaissance de cause les "dominants". Très prisée par tous ceux qui prétendent connaître les choses du monde et avoir le sens de la réalité, la théorie cynique n'achoppe que sur un seul fait : l'histoire ne cesse de nous donner des exemples de forces numériquement faibles qui ont par d'autres moyens (idéologiques, politiques, stratégiques) remporté des victoires décisives. 3.3.4 L'apolitisme fataliste Nombreuses sont les personnes qui ont l'impression que dans le domaine de la gestion des affaires publiques " tout est joué d'avance " et qu'il n'y a absolument rien à faire. Résignées elles choisissent alors de " rentrer dans le rang " et se désintéressent absolument de la politique. Cette attitude profite grandement à ceux qui font de la politique en assurant la réalisation d'intérêts économiques dominants. Sur le long terme elle peut se révéler de plus très négative, notamment parce que l'on vérifie sur le plan historique que, dans les situations de crise, tout le monde se trouve concerné par la politique. De plus en vertu du principe qui veut que lorsque les membres d'une société témoignent peu d'intérêt à la politique ils voient leur sphère de liberté se réduire de plus en plus, il apparaît clairement qu'il n'est pas conseillé de se désintéresser absolument de la vie publique. 3.3.5 L'apolitisme fasciste Dernière figure de l'apolitisme et sans doute la plus terrible et la plus dangereuse, l'apolitisme d'extrême droite s'appuie sur l'argumentation de la corruption généralisée des hommes politiques. Au nom de " tous pourris " la philosophie d'extrême droite prétend régénérer la société, l'assainir et la purifier de la gangrène judéo maçonique etc… Il faut bien prendre garde de dépister derrière toutes les réthoriques de la pureté et autres volontés d'assainir la société l'idéologie fascisante et toutes ses formes dérivées. Il faut faire attention à ne pas sombrer non plus sur le plan de l'analyse politique dans les " y a cas " et autres formules populistes simplifiantes qui conduisent à des analyses éronnées et des attitudes qui ne le sont pas moins. Combien d'hommes se sont engagés aux côtés des fascistes sous prétexte qu'ils trouvaient la république corrompue et se trouvaient séduits par les discours d'épuration : la deuxième guerre mondiale en donne un bon exemple. 3.3.5 Récapitulatif sur la notion d'apolitisme Attitude de repli sur soi, l'apolitisme se révèle rarement être la solution adéquate aux problèmes posés par la société et par l'histoire. Dans la mesure où les hommes vivent au milieu des autres hommes ils ne peuvent faire comme si les affaires politiques ne les concernaient pas. 18 abril Garde à vueCHRISTOPHE MERCIER GARDE A VUE
HISTOIRE VÉCUE
PHÉBUS
« Voici le compte-rendu, sans ajout romanesque, d'une mésaventure désagréable qui m'est arrivée une nuit de la fin février 2007. Vers deux heures du matin, à mi-parcours des dix-neuf heures pendant lesquelles je suis resté enfermé sans comprendre ce qu'il m'arrivait, la policière qui prenait ma déposition m'a dit - je ne sais toujours pas si elle faisait de l'humour - que ça me donnerait peut-être des idées pour un roman.
Pour l'instant, le me contente de ne rien oublier.»
C. M.
Christophe Mercier, ancien élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, est romancier, essayiste, critique littéraire, et a publié un livre d'entretiens avec Jacques Laurent, de l'Académie française, dont il est l'exécuteur littéraire.
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Copie conforme de la lettre adressée par Mme Mercier-Berjal à M. Sarkozy et à Mme Chirac
Docteur Michèle Mercier-Berjal 10, place Sévigné 03 200 Vichy
Monsieur Nicolas Sarkozy
Le 1er mars 2007
Monsieur,
C'est au ministre de l'Intérieur-candidat à la présidence de la République que j'adresse cette lettre.
Je suis Mme Michèle Mercier, médecin anesthésiste-réanimateur à la retraite, et j'habite Vichy.
Mort fils aîné, Christophe Mercier, ancien élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm et agrégé de lettres, réside à Paris. C'est à son propos que je vous écris.
Voici les faits.
Mardi 27 février, à 17 heures, devant partir le lendemain matin en vacances en Guadeloupe, j'arrive à Paris chez mon fils.
L'appartement est vide, et aucun message de sa part n'indique un empêchement quelconque pour m'accueillir à mon arrivée. Le connaissant, cela me surprend. Une longue attente commence dans une inquiétude grandissante. J'ai 74 ans, et des problèmes cardiaques, et je connais l'angoisse la plus folle de ma vie.
Il est aux alentours de 23 h 30 lorsqu'un coup de téléphone d'un commissariat du XIIIe m'apprend que mon fils est en garde-à-vue. Pourquoi ? Il avait été arrêté vers 15 h 30 avenue des Gobelins, par deux agents, alors qu'il roulait - lentement - sur sa moto, une 125, à la sortie d'un déjeuner de travail, et emmené sans explication an commissariat, pour y subir un éthylotest (0,7 g environ,). Sa garde-à-vue a duré jusqu'au lendemain 10 heures.
Je m'indigne contre de telles méthodes policières, inhumaines (pourquoi ne m'a-t-on pas prévenue plus tôt, malgré des demandes réitérées de mon fils ?) et contre une procédure hors de proportion avec les faits incriminés.
Pour un acte délictueux mineur (certes, son éthylomètre était légèrement supérieur à la limite autorisée,), mon fils a eu « droit » au « grand jeu » : il a été conduit, menotté dans le dos, aux urgences de La Salpétrière, il a passé sept heures dans une cellule de dégrisement, suivies de dix heures de garde-à-vue ; on lui a pris ses empreintes digitales, on l'a photographié avec une ardoise portant ses nom et date de naissance, comme s'il avait commis un acte de grand banditisme ; il a été mis à nu pour un examen de sa région anale.
Il n’a pu - ce qu'il a demandé à faire immédiatement – me prévenir, afin que je ne m’inquiète pas. Sachant mon état de santé et mon angoisse, il a tenté en vain d'expliquer aux policiers qu'il était indispensable de me prévenir rapidement. En vain. Je n’ai été prévenue qu'au bout de huit heures.
Certes, mon fils n'a pas subi de violences physiques, ni été tutoyé. Mais le voussoiement froid et dépourvu d'âme, l'absence d'explications sur le déroulement des procédures en cours et le sentiment d'être transformé en objet décérébré qu'on sort de cage et qu'on y remet à volonté, sont tout aussi effrayants et traumatisants.
Je suis corrézienne de souche. J'ai appartenu au RPR des 1976 (j'ai quitté le parti à la fin des années quatre-vingt) et je m'interroge sur l’avenir de la France, pays de liberté et de culture, si des méthodes policières dignes de la Stasi ou de la Gestapo y deviennent pratique courante.
Je m'intéresse depuis longtemps à la chose politique. J'entendais ici ou là dire que « Nicolas Sarkozy faisait peur ». Je ne savais pas pourquoi. Maintenant, je sais. Je crains que vous ne reproduisiez en France les méthodes de régimes totalitaires que, je crois, votre famille a fuis.
Je voulais vous dire muon indignation, et mon angoisse pour l'avenir de nos libertés. Voilà qui est fait.
Avec mes sentiments distingués,
Michèle Mercier
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Garde à vue, Christophe Mercier. Édition Phébus, avril 2007. 3 €
Du même auteur :
Conversation avec Jacques Laurent, Julliard, 1995
Pour saluer Jean Anouilh, Bartillat, 1997
Les singes hurleurs sur l'autre rive, roman Joëlle Losfeld, 1999
La Cantatrice, roman Joëlle Losfeld, 2006 17 abril Le vrai SarkozyCe que les grands médias n’osent pas ou ne veulent pas dévoiler
Le vrai Sarkozy
Marianne N° 521 — 14 au 20 avril 2007
Glaçant ! Il a dit glaçant Mais s'il ne l'avait pas dit ?
Car enfin, sept jours avant que François Bayrou ne laisse tomber ce glacial jugement, le généticien Axel Kahn avait déjà, dans Marianne, agité le grelot. Ainsi Nicolas Sarkozy, qui, déjà (ceci explique cela), voulait faire repérer chez les marmots de 2 ans les bourgeons de la délinquance, avait pu, dans Philosophie Magazine, déclarer que, selon lui, la pédophilie et le suicide des adolescents étalent d'origine génétique, qu'on était en quelque sorte biologiquement programmé pour la déviance ou l'autodestruction, que l'action éducative ou sociale n'y pouvait rien, le rachat ou la miséricorde divine non plus - retour terrifiant du concept eugéniste du gène du crime - sans que, pendant dix jours, aucun journal quotidien ou hebdomadaire, aucune radio ou télévision réagisse. Ainsi, pour ne prendre qu'un exemple, avant la riposte bayrouiste, notre confrère le Monde, que des dérapages de Le Pen qui allaient beaucoup moins loin faisaient immédiatement monter au créneau, n'avait même pas consacré 10 lignes réprobatrices à cette stupéfiante rémanence de l'idéologie socio-biologique de l'extrême droite païenne. Comme s'il était beaucoup plus dangereux de tacler le patron de l'UMP que de stigmatiser le leader du Front national.
Comme si Sarkozy faisait peur.
Or cette sortie intervenait après l'annonce de la création, en cas de victoire de la droite, d'un « ministère de l'intégration et de l'identité nationale », annonce qui avait littéralement sidéré, et pour cause, la presse allemande, et dont même l'extrême droite autrichienne de Jörg Haider avait tenu à dénoncer les « nauséeux relents ». Et, surtout, après la série de furieuses philippiques, telles qu'on n'en avait plus entendu depuis quarante ans, inimaginables dans quelque pays européen civilisé que ce soit, relents de propagande stalinienne des années 50 et de rhétorique fascisante d'avant-guerre, qui revenaient à décrire les concurrents du leader UMP, qu'ils fussent centristes ou sociaux-démocrates, comme les candidats protégeant les délinquants, le vol et la fraude, donc du crime, les suppôts des voyous, les représentants du parti des malhonnêtes gens et de la dégénérescence morale, l'anti-France enfin, c'est-à-dire l'incarnation de la haute trahison. Or, cela n'avait nullement empêché que Jean-Louis Borloo, même malheureux comme les pierres, s'aplatisse ; que Simone Veil, fût-ce de la plus mauvaise grâce possible, assure la claque et, dans un premier temps au moins, que les médias, presque tous les grands médias, s'écrasent.
Tant le personnage fait peur.
SES MOTS POUR LE DIRE
Pourquoi ? Parce que ses entreprises de séduction envoûtent. Parce qu'il dispose, partout, et surtout dans les médias, d'amis dans la place et très haut placés ? Ou parce qu'on redoute la brutalité de ses réactions ?
La preuve par l'affaire Azouz Begag. La scène se passe en 2006 : le ministre délégué à l'Egalité des chances, interpellé à propos de quelques fortes saillies du ministre de l'Intérieur, s'excuse : « Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy. » En guise d'agression, on a connu plus destructeur ! Aussitôt, explosion de fureur de Sarkozy qui menace « de casser la gueule de l'insolent » et lui hurle, par saccades rageusement répétitives, qu'il est « un connard, un salaud, qu'il ne veut plus jamais le voir sur son chemin ». On imagine, un instant, Malek Boutih racontant, dans un livre, que Ségolène Royal lui a aboyé à la figure que François Hollande allait « lui casser la gueule » parce qu'il aurait osé murmurer : « Je ne m'appelle pas Malek Royal. » Aussitôt, invitation sur tous les médias à raconter l'histoire, comme l'ex-socialiste Eric Besson. Là, service minimum. C'est Sarkozy qui a obtenu, comme toujours, le temps de parole. Pour expliquer que ce n'était là qu'infâme menterie. D'ailleurs, a-t-il expliqué sur i-Télé, il « croi[tl n'avoir jamais rencontré Azouz Begag ». Surréaliste ! Depuis deux ans, ils font partie du même gouvernement On imagine ce que signifierait le fait qu'effectivement, bien que siégeant sur les mêmes bancs et participant aux mêmes conseils, Sarkozy ait refusé de voir Begag !
Pour une fois, cependant, le démenti sarkozyen fait flop. Tout le monde sait, en effet, que les mots que rapporte Azouz Begag sont les siens et pas les pires ; que ces derniers jours, par exemple, il n'a cessé de traiter de « connards » ses propres conseillers et animateurs de campagne, accusés d'être responsables de la moindre difficulté de campagne. Un article qui le défrise dans Libération ? Il téléphone au propriétaire, qui est un ami : « Vous êtes un journal de merde ! Avec des journalistes de merde ! » il refuse, contrairement à Royal et à Bayrou, pourtant très maltraité par Libé, de se rendre dans ce journal pour un entretien avec la rédaction: « Libé n'a qu'à se déplacer ! ». Il considère qu'il n'a pas été reçu à France 3 national avec les honneurs qui lui sont dus. A l'adresse de la direction il hurle: « Si je suis élu, je vous ferai tous virer ! »
INSULTES...
C'est d'« enculés » que se font traiter les confrères d'une radio qui lui ont apparemment tapé sur les nerfs... qu'il a sensibles. Il soupçonne un journaliste d'être favorable à François Bayrou. « Ils couchent ensemble », commente-t-il. Evoquant certains de ses adversaires, il prévient, carnassier : « Je vais tous les niquer ! Les niquer ! » Plus macho, tu ouvres un harem. Parlant de Michèle Alliot-Marie, qu'il soupçonnait, à tort, d'avoir joué un rôle trouble dans l'affaire Clearstream, ne l'appelle-t-il pas « la salope » ? L'économiste et expert financier Patrick Artus critique certaines propositions du candidat UMP Il reçoit aussitôt un mail de son chef de cabinet « On s'en souviendra ! » Même expérience rapportée par un industriel qui eut le malheur de déplaire : « On se retrouvera. On est pour moi ou contre moi ! » « Je n'ai jamais été confronté, raconte ce patron, à un entourage aussi agressif, aussi belliqueux. » Pourquoi le préfet Dubois, responsable des relations presse de la Préfecture de police, est-il débarqué du jour au lendemain : parce qu'il aurait ricané des ennuis conjugaux du ministre !
Une enquête télé avait été réalisée dans les Hauts-de-Seine. Elle montrait l'incroyable pesanteur des pressions (avec carotte et bâton, promesses et chantage) qui se sont exercées sur les élus UDF de ce « Sarkoland » pour qu'ils lâchent Bayrou. L'enquête en question a été « trappée », comme on dit, sur ordre de la direction. Elle aurait déplu ! Sur une radio, interdiction a été faite à un confrère de rappeler, statistiques à l'appui, que le bilan du ministre en matière de sécurité n'est pas bon. Ça eût dérangé !
IL N'A PLUS BESOIN D'INTERVENIR
Or, comme on ne prête qu'aux riches, on soupçonne systématiquement Sarkozy d'être intervenu. Mais, le plus souvent, ce n'est pas le cas. Ce n'est pas la peine. Il n'a même pas besoin. Quand Paris Match avait publié un reportage sur les amours new-yorkaises de Cécilia et de son chevalier servant, il avait, effectivement, proclamé à la cantonade qu'il aurait la peau du directeur de la rédaction, Alan Genestar. Mais il en resta là. Mieux : il obligea Arnaud Lagardère à attendre plusieurs mois avant de le virer. Au Journal du dimanche, mieux encore : parce qu'il avait appris qu'on s'apprêtait à virer le directeur de la rédaction du journal, soi-disant pour lui complaire, il n'intervint cette fois, après avoir reçu et sans doute retourné le confrère, que pour exiger qu'il reste en place. Il a même tenu à donner son avis sur la journaliste politique que devrait embaucher une radio et sur le directeur que ne devrait pas engager Libération ! Ne prend-il pas un malin plaisir à lancer aux journalistes qui lui font cortège : « Je connais très bien votre patron. Je sais ce qui se passe dans votre rédaction. »
On s'interroge donc : outre ses très fortes accointances avec les grands patrons des groupes de médias, est-ce la crainte qu'il suscite, la peur des représailles s'il est élu, qui expliquent cette relative impunité dont bénéficie Sarkozy quand il tient des propos ou prend des initiatives qui, venant de Le Pen ou de Ségolène Royal, provoqueraient une irruption réprobatrice dans le landernau ?
Pourquoi toutes ces angoisses affichées en privé, peut-être excessives, mais qui ne s'expriment jamais en public : cette star de la télévision évoque, en cas de victoire du candidat UMP, « un risque de contrôle quasi totalitaire des médias » ; cette consoeur de LCI se dit « terrorisée à l'idée d'une présidence sarkozyste » ; cette journaliste du Figaro, qui connaît bien le candidat, et livre une description effectivement assez dantesque de son caractère. Mais pas question de se dévoiler. Il fait peur. « Ma rupture avec lui, confie Jean-François Probst, ex-secrétaire général adjoint du RPR des Hauts-de-Seine et collaborateur de Charles Pasqua, c'est le gaullisme. Je voulais, j'espérais qu'il serait l'homme de rassemblement. Or, il ne cesse de semer la division. Et j'ai passé l'âge de me laisser impressionner par un Hortefeux hystérique. »
Mais les autres ?
LES CONFRÈRES ETRANGERS OSENT, EUX !
Les confrères étrangers, eux, n'ont évidemment pas ces pudeurs. Le correspondant à Paris d'une radio suédoise interroge tout de go : « Sarkozy ne représente-t-il pas un risque de dictature ? » Un journaliste de la télévision croate qui a suivi le candidat dans ses pérégrinations en dresse un portrait, d'ailleurs exagéré, à faire dresser les cheveux sur la tête. Le Süddeutsche Zeitung de Munich dépeint « un macho sans scrupule et brutal qui joue avec la peur des gens ». Le Frankfürter Allgemeine Zeitung lui décerne le prix de « l'homme politique le plus ambitieux et plus impitoyable d'Europe qui n'a pas de vraie conviction, mais s'aligne sur l'humeur du peuple ». Le quotidien espagnol El Païs voit en lui un héritier populiste des « régénérationnistes de la droite espagnole de la fin du XIXe siècle ». Le Tageszeitung de Berlin (de gauche, il est vrai) décrit un George Bush tricolore qui veut imposer en France l'idéologie de la droite néoconservatrice américaine. La presse italienne insiste sur sa proximité avec la droite postfasciste de la péninsule (qui s'est, avec Gianfranco Fini, ouverte à la modernité). Si la presse conservatrice britannique identifie volontiers, avec admiration, Sarkozy à Mme Thatcher, la plupart des journaux européens, en particulier scandinaves, l'assimilent plutôt à un aventurier néobonapartiste qui représenterait une grave menace pour la démocratie.
LA PEUR DE LA TRAPPE
En France, en revanche, tout se passe comme si ce type d'analyse était indicible. On n'ose pas. On a peur. De quoi ? Des représailles si Petit César l'emporte ? De la trappe qui s'ouvrira aussitôt ?
Celle qui s'est ouverte, par exemple, sous les pieds de la députée UMP Nadine Morano. Elue de Lorraine, fervente sarkozyste, talentueuse femme de tempérament, n'ayant pas froid aux yeux, elle faisait partie de la task force du candidat. Et, soudain, à la trappe ! Officiellement, parce qu'un reportage diffusé sur France 3 lui a attribué un rôle un peu ridicule. Mais il se trouve qu’étant l'une des rares à oser s'adresser avec franchise à son héros elle lui avait fait remarquer que, entouré d'une nuée de courtisans qui passaient leur temps à chanter ses louanges et sa gloire, il était devenu allergique à la moindre remarque critique. Elle s'était en outre inquiétée de la tendance à s'immerger compulsivement dans les sondages qui lui renvoyaient constamment sa propre image. Résultat : out ! « Cramée », disent les « bonnes camarades » de la pécheresse. Il fait peur.
Eh bien, il est temps de soulever cette chape de plomb. De braver cette conspiration du silence.
CATHERINE NAY ENTRE LES LIGNES
Il y a quelques mois, Guillaume Durand consacrait deux heures de son émission « Esprits libres », au livre plutôt hagiographique de Catherine Nay consacré à Nicolas Sarkozy. Les livres hostiles au candidat UMP, assez nombreux, n'ont jamais eu cette chance. Or la lecture de cet ouvrage, honnête malgré tout, laisse une impression étrange. Certes il est censé vanter les qualités du « grand homme » ; mais, en même temps, et au second degré, il en dresse un portrait psychologique extraordinairement préoccupant : celui d'un homme dont l'unique véritable sujet de préoccupation est lui-même, sa propre saga et sa quête obsessionnelle du pouvoir. L'histoire qui le fascine, c'est la sienne ; de l'humanité, il ne retient que sa part ; son ascension, à quoi se réduit son seul idéal, débouche sur l'arrivée au sommet qui constitue son seul rêve. Il ne lit qu'un livre, celui dont son ambition constitue la trame. N'écoute qu'une seule musique, celle qui lui permet sans répit de chanter son épopée. Aucune ouverture sur une autre perspective que celle dont sa personne dessine l'horizon, sur un autre monde que celui dont il occupe le centre.
Analyse-t-il les changements qui se produisent autour de lui, dans la société ? Non... Mais, sans cesse, il revient sur le seul changement qui l'obsède et rythme ses discours : son propre changement, dont il fait comme un ressort. « C'est vrai, explique-t-il à Catherine Nay, j'étais égoïste, dépourvu de toute humanité, inattentif aux autres, du, brutal... Mais j'ai changé ! ») Sans cesse ensuite, au grand désarroi de ceux qui l'idolâtraient quand il était, à l'en croire, si mauvais, il fera l'aveu de tout ce que lui reprochent ses adversaires pour mieux magnifier l'ampleur des métamorphoses par quoi il se transcende. Quitte à se révéler, à l'usage, plus égotique et plus brutal encore. Au philosophe Michel Onfray il déclare, dans Philosophie Magazine : « Je vais peut-être vous consterner, mais je suis en train de comprendre la gravité des choix que j'ai faits. Jusqu'à présent, je n'avais pas mesuré. »
IL N'A PAS LE DROIT DE LE DIRE
Finalement, le livre de Catherine Nay, bien que non suspect de malveillance, ne révèle-t-il pas une certaine folie et des pulsions autocratiques chez cet homme qu'elle qualifie elle-même de « bonapartiste » ? L'hypothèse formulée suscite, aussitôt, une levée de boucliers indignée sur le plateau de l'émission. On n'a pas le droit de dire ça ! Verboten ! Le directeur du Point, Franz-Olivier Giesbert, siffle le hors-jeu. Lequel Giesbert, pourtant, ne se gêne nullement pour déclarer Dominique de Villepin passible de l'asile d'aliénés. Un talentueux éditorialiste de droite convient, en coulisse, qu'il y a « un vrai problème ! ». Halte là ! On n'a pas le droit de dire ça ! C'est tabou !
Pourtant, sur toutes les ondes. Eric Besson, l'ex-responsable socialiste, a pu expliquer que Ségolène Royal, Bécassine dangereusement allumée, déjà comparée par Brice Hortefeux à Pol Pot, au fasciste Doriot et à Staline, représente un mixte du maréchal Pétain et du général Franco.
Concernant Chirac, Villepin, Le Pen ou José Bové, on peut également tout oser. Ce n'est qu'à propos de Nicolas Sarkozy qu'on n'aurait « pas le droit de dire ça ! ». Mais qu'en revanche il serait loisible, comme Paris Match la semaine dernière, de lui consacrer, sur des pages et des pages, des dithyrambes grotesques dignes de Ceausescu, certains journalistes de ce magazine dussent-ils nous avouer qu'ils en auraient « pleuré de honte », mais qu'on ne peut rien contre un ordre d'en haut ! (L'Express a même fait, sur deux pages, ce titre ubuesque : « Sarkozy: il gardera son calme. »)
ET, POURTANT, EN PRIVÉ, ILS LE DISENT
Tous les journalistes politiques savent, même s'ils s'interdisent (ou si on leur interdit) d'en faire état, qu'au sein même du camp dont Sarkozy se réclame on ne cesse de murmurer, de décliner, de conjuguer. Quoi ? Ça ! Lui confier le pouvoir, c'est, déclara Jacques Chirac à ses proches, « comme organiser une barbecue partie en plein été dans l'Estérel ». Claude Chirac a, elle, lâché cette phrase : « J'aurais préféré Juppé. Lui, au moins, c'est un homme d'Etat. » Le ministre libéral François Goulard ne le dissimule pas : « Son égotisme, son obsession du moi lui tient lieu de pensée. La critique équivaut pour lui à une déclaration de guerre qui ne peut se terminer que par la reddition, l'achat ou la mort de l'adversaire. » Sa principale faiblesse ? Son manque total d'humanisme. « Chirac, lui, a le souci des autres, de l'homme. Sarkozy écrase tout sur son passage. Si les Français savaient vraiment qui il est, il n'y en a pas 5% qui voteraient pour lui. »
Un des plus importants hiérarques de l'UMP, officiellement soutien fervent du candidat (comment faire autrement?), renchérit : « Sarkozy, c'est le contraire de l'apaisement. Chirac, vous verrez, on le regrettera. Lui, il n'a jamais eu de mots violents. » « Attention, met en garde le ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, on va très vite à la révolte aujourd'hui. » « La France, c'est du cristal », dit, inquiet, Jean-Pierre Raffarin.
Dominique de Villepin a mis sa langue dans sa poche. Il n'en pense pas moins... que Sarko « a loupé sa cristallisation » ; que « sa violence intérieure, son déséquilibre personnel, l'empêchent d'atteindre à la hauteur de la présidence ». Les chiraquiens du premier cercle, Henri Cuq (ministre délégué aux Relations avec le Parlement), ou Jérôme Monod, le conseiller, ne veulent pas déroger à la consigne du silence. Mais, en petit comité, les mêmes mots reviennent : « Ce garçon n'est pas mûr Il n'est pas fini. Il a un compte à régler avec la vie qui le pousse à créer de l'affrontement partout, et non à rassembler » D'autres brodent : « C'est un enfant qui n'atteindra jamais l'âge adulte. » A quoi Roselyne Bachelot réplique: « Mais tous les hommes sont immatures! » On ne parle plus, on n'ose plus parler, comme hier - du moins tout fort-, de « malfrat » ou de « petit voyou » (pourtant, ce qu'on l'a entendu !). Mais, dans les coulisses de l'Elysée, on laisse simplement tomber : « On fait confiance au peuple français ! » Et, justement, il y a encore trois semaines, on se communiquait, en jubilant, les sondages qui indiquaient une montée en puissance de François Bayrou. Non point qu'on l'aime, celui-là, ce « démocrate-chrétien jésuitique » mais, enfin, on ne va pas « laisser la France tomber entre les mains de Catilina », dangereux aventurier populiste romain dénoncé par Cicéron.
COMME UNE BANDE DES « CITES »
Un député UMP spécialiste des problèmes juridiques, eut le malheur de s'opposer au ministre de l'Intérieur à propos des « peines plancher ». Il est, et reste, sarkozyste. Pourtant, il fait part de son effarement. Cette simple prise de distance lui valut d'être désigné du doigt, menacé de représailles, ostracisé par le clan avec une violence « digne d'une bande des cités ». C'est d'ailleurs un ex-haut responsable du RPR qui raconte : « En septembre 1994, aux journées parlementaires de Colmar, alors que Balladur était donné gagnant par tous les sondages, on eut affaire à la garde rapprochée de Sarkozy. Elle respirait l'arrogance, elle y allait de toutes les menaces. On disait aux députés restés fidèles à Chirac qu'il allait "leur en cuire" » L'ancien vice-président du RPR des Hauts-de-Seine Jean-François Probst confirme: « Sarkozy croit toujours, comme en 1995, qu'il peut intimider les gens. Quand je l'ai rencontré, dans les années 80, il avait déjà ses qualités - énergie, ténacité -, et ses défauts, dont j'imaginais qu'il les corrigerait. Je pensais, notamment, qu'il comblerait son inculture. Bernique ! Il n'a fait que courir d'une lumière l'autre. Il est fasciné par ce qui brille, les nouveaux riches, le show off, les copains à gourmettes même s'ils trichotent avec les règles communes, Tom Cruise qu'il reçoit à Bercy, ébloui, et fait raccompagner en vaporetto. »
Bien sûr, si les chiraquiens maintenus, les derniers villepinistes, les ultimes vrais gaullistes, quelques libéraux ou ex-centristes ralliés à l'UMP confient, à qui veut les entendre (mais les journalistes qui les entendent n'en rapportent rien), que l'hypothèse d'une présidence Sarkozy les terrifie ; qu'il y a « de la graine de dictateur chez cet homme-là »; que, constamment, « il pète les plombs », de très nombreux élus UMP les plus nombreux, sont devenus des groupies enthousiastes de l'homme qui seul peut les faire gagner et dont personne ne nie les formidables qualités de battant. Et le courage. Mais même eux n'étouffent pas totalement leur inquiétude et soulignent volontiers sa violence. « Oui, c'est vrai, reconnaît l'un deux, il antagonise, il clive, il joue les uns contre les autres avec la plus extrême cruauté. » « Il n'est vraiment totalement humain, confie un autre, que quand il s'agit de lui-même. » « Il a un problème de nerfs, de paranoïa, admettent-ils tous, mais il s'arrange, il mûrit, il se densifie. »Voire...
UN LOURD SECRET
Donc, il y aurait, s'agissant du caractère de Sarkozy et de son rapport à la démocratie, comme un lourd secret qui, au mieux, préoccupe ses amis, au pis, angoisse ou affole ceux qui savent, un terrible non-dit dont bruissent les milieux politico-journalistiques, mais que les médias s'interdisent, ou se voient interdire, de dévoiler. Il fait peur !
La gauche elle-même participe de cette occultation. Sans doute s'attaque-t-elle à Sarkozy parfois même avec outrance et mauvaise foi. Mais que lui reproche-t-elle ? D'être de droite, ou même, stigmatisation suprême, une sorte de « néoconservateur américain à passeport français », comme le clamait Eric Besson avant de retourner sa veste. Est-ce un crime ? La diabolisation de la différence est aussi contestable venant d'un bord que de l'autre. Le débat démocratique implique qu'il y ait une gauche, un centre, une droite, cette dernière n'étant pas moins légitime que ses concurrents. De même qu'une partie de l'opinion reproche au PS d'avoir trahi l'idéal socialiste ; de même une autre partie, importante, estime que Jacques Chirac a blousé son électorat en menant une vague politique de « centre gauche » et exige un fort coup de barre à droite.
C'est cette aspiration « à droite toute » que Sarkozy incarne avec énergie et talent. Le combattre n'exige nullement qu'on criminalise a priori cette incarnation
IL EST DE DROITE, ET APRES ?
Oui, Sarkozy, en son tréfonds - et même si on l'a convaincu de ne plus rien en laisser paraître - est « atlantiste » et entend rompre avec la politique gaulliste d'« orgueilleuse » prise de distance à l'égard des Etats-Unis. Oui, il se réclama de George Bush à l'époque où celui-ci triomphait ; oui, il est le candidat quasi unanimement soutenu par le CAC 40, le pouvoir financier et la très haute bourgeoisie ; oui, ses convictions en matière économique et sociale en font plus le disciple de Mme Thatcher que de Philippe Séguin ; oui, il se sent beaucoup plus proche du modèle néolibéral anglo-saxon que du modèle français mixte tel que l'ont façonné les gaullistes, les sociaux-démocrates et les démocrates-chrétiens. Le publicitaire Thierry Saussez, qui lui est tout acquis, explique que « sa manière de faire de la politique renvoie à ce que les patrons et les salariés vivent dans leurs entreprises ». Tout est business.
Mais, finalement, en tout cela, il ne se distingue guère des droites européennes qui, comme lui, veulent démanteler l'Etat-providence et approuvèrent la guerre de George Bush en Irak.
Au demeurant, son pragmatisme, son cynisme même, son « populisme » de tonalité bonapartiste, son intelligence instinctive, ne permettent nullement de le décrire en ultralibéral ou en idéologue illuminé. Enfin, même si sa proximité avec la droite néofranquiste espagnole ou berlusconienne italienne n'en fait effectivement pas un « modéré », loin de là, et même si la rhétorique agressivement extrémiste qu'il déroule, depuis quelques semaines, le déporte loin du centre, le qualifier de « facho » ou de « raciste », comme s'y risque l'extrême gauche, est une stupidité.
Pourquoi faudrait-il (à condition de ne pas abuser des camouflages logomachiques comme le fait le champion UMP quand il cite jean Jaurès ou multiplie les envolées « ouvriéristes ») que se situer à droite constitue, en soi, un délit ? On accuse également Sarkozy, ici de soutenir « l'Eglise de Scientologie », et là d'avoir promis à Chirac une amnistie contre son soutien. Mais il n'existe aucune preuve. Donc, on ne retient pas.
CETTE VÉRITÉ INTERDITE
Le problème Sarkozy, vérité interdite, est ailleurs. Ce que même la gauche étouffe, pour rester sagement confinée dans la confortable bipolarité d'un débat hémiplégique, c'est ce constat indicible : cet homme, quelque part, est fou ! Et aussi fragile. Et la nature même de sa folie est de celle qui servit de carburant, dans le passé, à bien des apprentis dictateurs.
Oh, évidemment, cela se murmure, au point même de faire déjà, au sein de la couche supérieure de la France qui sait, et au fond des souterrains de la France qui s'en doute, un boucan d'enfer. Les médiateurs savent, les décideurs le pressentent. Mais les uns et les autres ont comme signé un engagement : on ne doit pas, on ne doit sous aucun prétexte, le dire.
Etrange atmosphère que celle qui fait que, dans cette campagne électorale, ce qui se dit obsède peu, mais ce qui obsède énormément ne se dit pas ; que ce dont on parle au sein des médias et chez les politiques, les médias, précisément, et les politiques n'en parlent pas !
« Fou », entendons-nous : cela ne rature ni l'intelligence, ni l'intuition, ni l'énergie, ni les talents du personnage. « Fou » au sens, où, peut-être, de considérables personnages historiques le furent ou le sont, pour le meilleur mais, le plus souvent, pour le pire.
Ecoutons ce que nous confie ce député UMP issu de l'UDF, officiellement intégré à la meute « de Sarkozy » : « On dit qu'il est narcissique, égotiste. Les mots sont faibles. Jamais je n'ai rencontré une telle capacité à effacer spontanément du paysage tout, absolument tout, ce qui ne renvoie pas à lui-même. Sarko est une sorte d'aveugle au monde extérieur dont le seul regard possible serait tourné vers son monde intérieur. Il se voit, il se voit même constamment, mais il ne voit plus que ça. »
PLUS FORT QUE LUI...
Au fond, où est le mystère ? Sarkozy c'est peut-être une qualité, est transparent. Aux autres et à lui-même. Moins il regarde, plus il se montre, s'affiche, se livre. D'autant, comme le reconnaît un publicitaire qui a travaillé pour lui, qu'il ne sait pas se réfréner, se contraindre. « Il est tellement fort, ajoute-t-il drôlement, qu'il est plus fort que lui. » La raison ne parvient jamais à censurer son tempérament. Prompt à interdire, il ne sait pas s'interdire. Quelque chose en lui, d'irrépressible, toujours, l'entraîne au-delà. « Sur un vélo, rapporte Michel Drucker qui a souvent pédalé à ses côtés, même quand il s'agit d'une promenade, il se défonce comme s'il devait constamment battre un record. »
Tous ses proches emploient spontané ment la même expression : « Il ne peut pas s'empêcher. » Par exemple, de dire du mal de Chirac, même quand la prudence exigerait qu'il s'en abstienne. Ainsi, en 1994, cette salve : « L'électroencéphalogramme de la Chiraquie est plat. Ce n'est plus l'Hôtel de Ville, c'est l'antichambre de la morgue. Chirac est mort, il ne manque plus que les trois dernières pelletées de terre. » Il ne peut pas s'empêcher, non plus, de se livrer à un jubilatoire jeu de massacre en direction de ceux, de son propre camp, qui ne sont pas de sa bande ou de sa tribu. « Jamais, peut-être, un leader politique n'avait aussi systématiquement pris son pied - dixit une de ses victimes au sein de l'UMP - à assassiner, les unes après les autres, les personnalités de son propre camp pour, après le carnage, rester seul entouré de ses chaouches. »Après la défaite de 1995, ne s'est-il pas livré, dans le journal les Echos, sous pseudonyme, à une descente en flammes de ses propres comparses : François Filon ? « Un nul qui n'a aucune idée. » Michel Barnier ? « Le vide fait homme. » Philippe Douste-Blazy ? « La lâcheté faite politicien. » Alain Juppé ? « Un dogmatique rigide. Fabius en pire. » Quant à Villepin, il s'est plu, si l'on en croit Franz-Olivier Giesbert, à lui promettre de finir « pendu au croc d'un boucher ». Vis-à-vis des autres, fussent-ils des amis politiques, aucune tendresse ! Jamais !
IL SUFFIT DE L'ÉCOUTER
Sarkozy, il suffit, au demeurant, de le lire ou de l'écouter. De quoi parle-t-il ? De lui. Toujours. Compulsivement. Psychanalytiquement. Que raconte-t-il ? Lui ! Qui prend-il comme témoin ? Lui ! Qui donne-t-il en exemple ? Lui ! Il est, jusqu'au délire parfois, sa propre préférence. Jamais hors « je ». Ce « je » qui, à l'entendre, est forcément « le seul qui », « le premier à », « l'unique capable de », « le meilleur pour ». Comme si l'univers tout entier était devenu un miroir qui ne lui renvoie plus que son reflet, quitte à entretenir constamment chez lui l'angoisse que le miroir lui dise un jour, comme à la marâtre de Blanche Neige, qu'il n'est « plus la plus belle ».
C'est pourquoi, d'ailleurs - et même ses proches s'en effarent -, il vit constamment immergé dans les enquêtes d'opinion, qui, plusieurs fois par jour, ont pour objet de le rassurer sur l'évolution de son image. Un argument ne passe pas ? On y renonce. Un mot fait tilt ? On le répète à satiété. Une peur s'exprime ? On la caresse dans le sens du poil. Le public veut des expressions de gauche ? On lui en servira. Une musique d'extrême droite ? On la lui jouera. Il a même été jusqu'à faire l'éloge de la violence sociale... des marins pêcheurs.
Il commande tellement de sondages qu'il est devenu le meilleur client de certains instituts, qui, du coup, ont quelques scrupules à ne pas satisfaire son contentement de soi. Il a même réussi à inspirer à l'Ifop des sondages, publiés dans le Figaro, dont les questions quasiment rédigées par son entourage (sur l'affaire de Cachan ou la polémique avec les juges) ne permettaient pas d'autres réponses que celles qui le plébiscitaient.
IL EST « LE SEUL QUI...»
Etrangement, si, constamment confronté à son reflet, il ne cesse d'intervenir pour en corriger les ombres, sa capacité d'écoute (ou de lecture) est extrêmement faible. Invite-t-il des intellectuels médiatiques à déjeuner au ministère de l'Intérieur que l'un d'eux, Pascal Bruckner (qui pourtant le soutient), explique que, loin de s'imprégner de leurs analyses, il a pratiquement parlé tout seul. Reçue par lui, la démographe Michèle Tribalat lui écrit : « J'ai pu apprécier votre conception du débat. Vous n'imaginez pas qu'un autre point de vue (que le vôtre) présente un quelconque intérêt. » D'ailleurs, il refuse les débats. Lors de ses prestations télévisées, on s'arrange pour qu'il n'ait jamais de vrais contradicteurs pouvant exercer un droit de suite. Le plus souvent, il choisit, d'ailleurs, lui-même les autres intervenants.
Cette abyssale hypertrophie du moi, à l'évidence, entretient chez Sarkozy cette hargne de conquête, de contrôle, cette boulimie de pouvoir exclusif, le conduit à éradiquer toutes les concurrences potentielles et à neutraliser, à étouffer contestations et critiques. Il suffit, d'ailleurs, de l'écouter, mais aussi de le regarder « être» et « faire ». Jamais il ne se résout à n'être qu'un membre, fût-ce le premier, d'un collectif. Forcément l'unique, le soleil autour duquel tournent des affidés. D'où sa prédilection pour un entourage de groupies de grandes qualités et de grands talents, à la vie à la mort, « une garde rapprochée » comme on dit, mais aussi de porte-serviettes et de porte-flingues, de personnages troubles encombrés de casseroles et de transfuges. Avec eux, peu de risques !
DOUBLE DISCOURS
Il y a, chez Sarkozy, une incroyable dichotomie du discours (ou plutôt du double discours). Seul peut l'expliquer le fait que le rapport à lui-même est, chez lui, à ce point central que cette centralité de l'ego épuise en elle-même, et donc en lui-même, toute contradiction. Ainsi, au lendemain de ses brutales tentatives de criminalisation de ses concurrents, Bayrou l'ayant épinglé sur l'affaire du déterminisme génétique, il déclare benoîtement : « Un candidat devrait s'abstenir de toute attaque contre ses adversaires ! » Le jour même où il décide de jouer à fond, contre les candidats qui lui sont opposés - et avec quelle violence ! ,la stratégie guerrière de l'affrontement manichéen, il présente un opuscule dans lequel il explique (sous la rubrique « J'ai changé ») qu'il eut, certes, sa phase brutale, mais qu'il est désormais totalement zen et apaisé. Azouz Begag, dans son récit, rapporte que, lorsqu'il osa critiquer l'emploi du mot « racaille », le ministre de l'Intérieur hurla qu'il s'agissait d'un scandaleux manque de solidarité gouvernementale, qu'il était inconcevable qu'un ministre critique un collègue. Or, depuis des mois, il avait lui-même déclenché un tir nourri contre Chirac et Villepin, son président de la République et son Premier ministre.
D'une façon générale, il en appelle volontiers à une solidarité sans faille des siens, tout son camp devant se mettre à sa disposition, mais, pendant la crise du CPE, alors qu'il avait lui-même, le premier, préconisé ce type de contrat de travail, non seulement il en pointa soudain l'inanité et exigea son retrait, mais, en outre, il incita l'un des leaders de la révolte estudiantine à « tenir bon». Il s'agissait, évidemment, d'achever Villepin.
COMME ON ASSASSINE TOUS LES CONCURRENTS...
A entendre les chiraquiens, même ceux qui se sont ralliés à son panache, c'est lui, Sarkozy, qui, ministre du Budget de Balladur, lança la justice sur la piste du scandale des HLM de Paris après que, dans l'espoir d'un étouffement, l'industriel Poullain, le patron d'une société de revêtement, eut emmené le dossier à son lieutenant, Brice Hortefeux. Objectif ? Abattre Chirac ! C'est lui encore, prétendent-ils, qui aurait fait révéler, au Canard enchaîné, l'affaire de l'appartement d'Hervé Gaymard, en qui il voyait un adversaire. C'est lui encore qui fit distiller, dans la presse, de quoi faire continuellement rebondir le feuilleton du scandale Clearstream transformé en machine à broyer et achever Dominique de Villepin. Quand, dans un grand meeting parisien, il lança que la victoire du oui au référendum européen permettrait de sortir, enfin, du modèle social français, n'était-il pas conscient qu'il favorisait de la sorte le camp du non et, par voie de conséquence, plombait le pauvre Jean-Pierre Raffarin ? Autrement dit, soyez avec moi, moi qui ai profité de toutes les occasions pour être contre vous. En fait Sarkozy vit ses contradictions comme une cohérente unicité de parcours dès lors que c'est lui, l'unique, le point central, qui porte et justifie cette cohérence.
Ainsi, lorsqu'il accuse ses concurrents, de gauche ou centristes, d'être les de la fraude, de la voyoucratie et de la dégénérescence morale, c'est le jour où Tapie, l'un des rares affairistes qui lui manquait encore, se rallie à lui.
FAILLITE MORALE, DIT-IL
Quelle capacité d'auto-amnistie cela révèle !
Car, enfin, se faire, fût-ce en partie, offrir un luxueux appartement aménagé par le promoteur qu'on a systématiquement favorisé en tant que maire, et dans l'espace dont on a, toujours comme maire, financé l'aménagement, est-ce un exemple d'attitude hautement morale ? Permettre, après qu'on fut devenu ministre, à son ancien cabinet d'avocats, en partie spécialisé dans les expulsions de locataires après vente à la découpe, de continuer à porter son nom - société Arnault Claude-Nicolas Sarkozy -, ce qui s'avère d'autant plus intéressant qu'on continue à détenir un gros paquet d'actions et à toucher des dividendes-, est-ce le modèle même du comportement impitoyablement moral ? Publier un livre consacré à l'ancien ministre Georges Mandel qui se révèle, pour partie au moins, être un plagiat coupé-collé de la thèse universitaire de Bertrand Favreau, certaines erreurs comprises, est-ce la quintessence du moralisme intégral ? Est-ce une moralité sans faille qui permit à Thierry Gaubert d'organiser son vaste système de gestion arnaqueuse du 1 % logement dans les Hauts-de-Seine à l'ombre des réseaux sarkozystes dont il fut, un temps, l'un des principaux rouages ? Est-ce sous le drapeau de la moralité qu'on envoya de gros clients très évasifs au banquier suisse Jacques Heyer qui, d'ailleurs, consuma leur fortune (celle de Didier Schuller en particulier) ? Les rapports d'affaires (ou de tentatives d'affaires) avec l'intermédiaire saoudien Takieddine étaient-ils placés sous le signe de l'intégrisme moral ? Le soutien constant apporté aux intérêts du groupe Barrière dans les casinos et les machines à sous ne fut-il dicté que par des considérations moralistes ?
Pourquoi, enfin, avoir promis de rendre public son patrimoine et être le seul à s'en être abstenu ?
UN SYSTÈME CLANIQUE
Sarkozy n'est pas du tout un malhonnête homme. Simplement il est, fût-ce à son corps défendant, le pur produit d'un système, celui du RPR des Hauts-de-Seine, dont Florence d'Harcourt, l'ex-députée gaulliste de Neuilly, a crûment décrit l'irrépressible mafiosisation, renforcée par le déferlement des flux financiers immobiliers générés par le développement du quartier de la Défense, dont Sarkozy tint d'ailleurs à présider l'établissement public.
Son suppléant, en tant que parlementaire, fut d'ailleurs le maire de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud, puis sa fille qui, bien qu'adjointe à la mairie de Puteaux, bénéficia en même temps d'un emploi fictif à la mairie de Neuilly. Quand Sarkozy voulu récupérer son siège de député, hop !, on la nomma au Conseil économique et social. Devenu, à tort ou à raison, le symbole d'une certaine « ripouisation » d'un demi-monde de politiciens locaux, Ceccaldi-Raynaud, petit dirigeant socialiste en Algérie française, dû regagner précipitamment la métropole à la suite des graves accusations dont il était l'objet, y compris d'avoir toléré des mauvais traitements dans un camp de prisonniers dont il était responsable. En France, élu de la gauche SFIO à Puteaux, il passa à droite et, lors de l'une de ses premières campagnes électorales, ses gros bras tuèrent un militant socialiste et en blessèrent d'autres. Ensuite, il traîna derrière lui tellement de casseroles (dernière affaire: il est mis en examen dans une affaire de marché truqué de chauffage urbain) qu'il devint une sorte de mythe. Sarkozy, ce qui plaide peut-être en faveur de son sens de la fidélité, ne l'a jamais lâché, même quand, ministre des Finances, il aurait pu ou dû. Quand la fille Ceccaldi Raynaud, députée-maire à son tour, mécontente des critiques d'un journaliste blogueur, laisse publier sur le site de la mairie une lettre laissant supposer une inclinaison infamante, Sarkozy ne moufte toujours pas.
Il resta pareillement fidèle à son grand ami le député-maire de Levallois Patrick Balkany. Quand ce dernier, archétype lui aussi du roi de la magouille affairisto-municipale, employeur à son seul profit du personnel de la mairie, accablé par la justice et accusé, en prime, de se livrer à des fellations sur menace de revolver, écarté du RPR, est défié par un gaulliste clean, Olivier de Chazeaux, qui soutint Sarkozy ? Patrick Balkany. C'est-à-dire le délinquant. Notons que les Levalloisiens, par suite d'une gestion que soutient Sarkozy, supportent une dette de 4 000 à 6 000 € par habitant. C'est, d'ailleurs, le cabinet d'avocats Sarkozy qui défend, en autres, la mairie de Levallois, laquelle accumule les contentieux.
QUI SONT SES SOUTIENS ?
Faut-il rappeler que ses principaux et premiers supporteurs dans le monde politique ne furent et ne sont pas spécialement vêtus de probité candide : Alain Carignon, Gérard Longuet, Thierry Mariani, Manuel Aeschlimann (150 procédures, 600 000 € de frais d'avocats par an) et même Christian Estrosi n'ont pas précisément défrayé la chronique à cause de la blancheur immaculée de leur curriculum vitae. Il paraît même que Pierre Bédier en pince désormais pour lui.
Quant à son fan-club, qui prétendra qu'il n'est constitué que de parangons de vertu : Doc Gyneco, chargé comme un sherpa, Johnny Hallyday qui répudie la France pour ne plus payer d'impôts, comme Jean-Michel Goudard, l'un de ses principaux conseillers en communication, Antoine Zacharias, le Napoléon des stock-options ?
Certes, à l'image de Simone Veil ou de l'écrivain Yasmina Reza, de très nombreuses personnalités de grande qualité, représentant tous les milieux et toutes les professions, soutiennent également Sarkozy, y compris certaines en provenance d'une haute intelligentsia réputée de gauche, mais droitisée par leur soutien à la guerre d'Irak. Reste que le profil de ses partisans les plus enthousiastes et les plus engagés, y compris les plus faisandés des ex-petits marquis mitterrandolâtres, ne font pas nécessairement de Sarkozy (dont il n'est pas question de mettre en doute l'intégrité ou l'allergie à la déviance) le mieux placé pour dépeindre l'ensemble de ses adversaires en défenseurs de la fraude, de la délinquance et de la décadence morale.
« L'IDENTITÉ NATIONALE », PARLONS-EN...
Est-il, en revanche, fondé à se proclamer seul défenseur de « l'identité nationale » ?
Mais qui se déclarait « fier d'être surnommé Sarkozy l'Américain » ?
Qui affirma, aux Etats-Unis, qu'il se sentait souvent « un étranger dans son propre pays » ?
Qui regretta que la France ait brandi son droit de veto pour s'opposer à la guerre d'Irak ?
Qui stigmatisa, depuis l'Amérique, « l'arrogance » dont aurait fait preuve Dominique de Villepin lors de son fameux discours devant le Conseil de sécurité de l'ONU ?
Qui, avant de confier au chiraco-séguiniste Henri Guaino le soin de rédiger ses interventions, opposa sans cesse le ringardisme du « modèle français » à la modernité du modèle anglo-saxon ?
Nicolas Sarkozy pourrait d'ailleurs largement figurer dans la rubrique « Ils ont osé le dire », tant ses propos, depuis quinze ans, illustrent éloquemment tout ce qui précède, c'est-à-dire une dichotomie rhétorique qui se cristallise dans l'unicité de son exaltation du moi !
Citons, presque au hasard: « Il y en a combien qui peuvent se permettre d'aller à La Courneuve ? Je suis le seul [toujours le seul !] à être toléré dans ces quartiers. Je suis le seul ! » « J'irai systématiquement, toutes les semaines, dans les quartiers les plus difficiles et j'y resterai le temps nécessaire » (2005). « Kärcher en septembre, 200 000 adhérents [à l'UMP] en novembre. » « Racaille, le vocable était sans doute un peu faible. »
« Vous savez pourquoi je suis tellement populaire ? Parce que je parle comme les gens » (avril 2004).
« Maintenant, dans les réunions publiques, c'est moi qui fais les questions et les réponses et, à la sortie, les gens ont l'impression qu'on s'est vraiment parlé » (le Figaro, mai 2005).
« Les gens qui habitent Neuilly sont ceux qui se sont battus pour prendre plus de responsabilités, pour travailler plus que les autres. »
« Si je ne faisais pas attention, tous les jours je serais à la télévision jusqu'à ce que les téléspectateurs en aient la nausée » (1995).
« Le rôle du politique est de tout faire pour ne pas exacerber les tensions. Plus la société est fragile, moins le discours doit être brutal. La meilleure façon de faire avancer la société, c'est de la rassurer, non de l'inquiéter. La réforme doit être comprise comme un ciment, non comme une rupture » (juillet 2006 dans Témoignages).
« Je n'aime pas étaler ce qui, finalement, appartient à ma vie privée. »
« La France souffre de l'égalitarisme et d'un état de nivellement. »
« Dans un monde où la déloyauté est la règle, vous me permettrez d'afficher, de manière peut-être provocante, ma loyauté envers Jacques Chirac » (juin 1992).
« Je refuse tout ce qui est artifice pour façonner à tout prix une image, les photos avec femme et enfants, la success-story, vouloir se faire aimer, poser en tenue décontractée. »
On nous dira, ensuite: il faut lui faire confiance, il faut le croire. Mais où est le filet de sécurité ?
LE VRAI DANGER
On évoque obsessionnellement le danger Le Pen. II existe un risque, en effet. Un terrible risque que, comme en 2002, le leader de l'extrême droite déjoue tout les pronostics et porte ainsi un nouveau coup à notre système démocratique. Mais tout le monde sait que Le Pen, lui, ne sera pas élu président de la République. Heureusement, il ne dispose, lui, contrairement à son adversaire - concurrent de droite (à l'égard duquel il fait preuve d'une certaine indulgence), ni du pouvoir médiatique, ni du pouvoir économique, ni du pouvoir financier. Pouvoirs qui, en revanche, si Sarkozy était élu - et il peut l'être -, ainsi que le pouvoir policier et militaire, seraient concentrés, en même temps que les pouvoirs exécutif et législatif, entre les mêmes mains, lesquelles disposeront, en outre, d'une majorité au Conseil constitutionnel, au CSA et au sein de la plupart des institutions du pays.
Hier, le journal la Tribune trappait un sondage parce qu'il n'était pas favorable à Sarkozy ; une publicité pour Télérama était interdite dans le métro parce qu'elle était ironique à l'égard de Sarkozy ; un livre était envoyé au rebut, le patron d'un grand magazine également, parce qu'ils avaient importuné Sarkozy ; Yannick Noah était censuré, parce que ses propos déplaisaient à Sarkozy. Aucun journal, fût-il officiellement de gauche, n'a échappé aux efficaces pressions de Sarkozy.
Voter Sarkozy n'est pas un crime. C'est même un droit. Nous ne dirons pas, nous, que ce candidat représente la fraude, la délinquance, l'anti-France et la faillite morale.
Nous voudrions simplement qu'on se souvienne plus tard — quitte, ensuite, à nous en demander compte — que nous avons écrit qu'il représente pour la conception que nous nous faisons de la démocratie et de la République un formidable danger.
S'il est élu, nous savons que nous pourrions en payer le prix.
Nous l'acceptons !.
Marianne N° 521 — 14 au 20 avril 2007 09 abril ROBIEN tu as l'air bête...Et voilà... Sarko l'a dit (tout est possible! lol)
La pedophilie c'est génetique!
Le suicide c'est génetique!
Et l'autre benet qui tracassait les instits... En leur hurlant dans les oreilles qu'ils etaient responsables de l'echec scolaire...
Ben non ton chef vient de le dire c'est génetique... Alors Robien vite remets les pendules à l'heure reconnais que tu etais dans l'erreur...
Electeurs de droite restez chez vous... Allez à la pêche pour les elections... Profitez du beau temps... Sarkosy sera président c'est génetique! 05 abril OUFOUF...
Tapie soutient Sarkozy... Ségolene et Bayrou respirent... Pour une fois le Nabot ne pourra pas dire que ses adversaires soutiennent les escrocs! Tapie rejoint Halliday Gyneco Balkany Juppé Chirac Et le maire de Neuilly qui n'applique toujours pas la loi sur les logements sociaux! Les Escrocs se rallient... Les electeurs auront un choix plus clair!
28 marzo Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale
Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale: un mort 19 mars 2007
Elanchelvan Ajendram, débouté du droit d'asile, expulsé, assassiné Nicolas Sarkozy ne cesse de clamer que son action au ministère de l'Intérieur n'a provoqué aucune bavure majeure, considérant que la mort des deux adolescents, à Clichy sous Bois, alors qu'ils étaient pourchassés par la police, est de l'ordre du fait-divers. Les "Dernières Nouvelles d'Alsace" du 16 mars 2007 relatent l'exécution d'une personne que le ministère de l'Intérieur a livré à ses bourreaux. Une tragédie qui préfigure ce que serait demain le quotidien d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale. La victime de cete bavure s'appelle Elanchelvan Rajendram, et il était arrivé en France en 2002, fuyant les persécutions dont il était victime au Sri Lanka. Elanchelvan Rajendram n'a pas bénéficié de la même chance que d'autres membres de sa famille déjà réfugiés à Strasbourg. Débouté du droit d'asile en 2003, il a vécu la vie d'un clandestin pendant près de deux années, protégé par la solidarité des associations. La police a fini par l'arrêter, et il a été expulsé vers le Sri Lanka en août 2005. Simone Fluhr, une militante du Collectif d'Accueil pour les solliciteurs d'Asile de Strasbourg (CASAS), était à ses côtés pour tenter d'obtenir une issue positive à ses démarches successives. Le combat en avait fait des amis. Elle l'avait regardé partir la mort dans l'âme, ainsi qu'elle le rappelle au journaliste des Dernière Nouvelles d'Alsace: "Nous voyons passer beaucoup de Sri Lankais d'origine tamoule. Nous savons ce qu'ils endurent. L'oncle d'Elanchelvan installé à Hautepierre a été torturé en détention. Le certificat médical qui décrit les séquelles fait trois pages". Alors qu'elle n'avait plus de nouvelles de son ami, Simone a pourtant eu la surprise de recevoir une carte de voeux d'Elanchelvan, en janvier 2007 décorée de petits coeurs et de roses multicolores. Une joie de courte durée. Simone a appris la mort de'Elanchelvan la semaine dernière. Selon ce qu'elle a pu apprendre, le jeune homme est tombé, le 28 février à l'aube, le corps criblé de six balles. Il a été exécuté par les militaires de l'armée sri-lankaise alors qu'il sortait des toilettes installées dans la cour de sa maison. Elanchelvan était vêtu d'une simple étoffe et désarmé. Il a expiré dans les bras de sa femme, sous le regard de ses assassins Personne ne pouvait ignorer qu'il serait en danger au Sri Lanka. Dès qu'il a eu l'information David Balathas, un des amis d'Elanchelvan réfugiés à Strasbourg, a contacté Simone pour la mettre au courant. Dans son magasin de retouches du quartier des Halles, il a du mal à retenir ses larmes. Il fixe une photo de son ami disparu posée sur la table. "Il avait déjà perdu deux frères. Et l'un d'eux était membre des Tigres-tamouls, précise-t-il. Je ne comprends pas pourquoi l'Ofpra ne l'a pas cru". Brisée par cette nouvelle, la famille vient d'envoyer, avec l'aide du Casas, un faire part de décès aux organismes officiels qui ont "traité" le "dossier" d'Elanchelvan l'Ofpra, la Commission de recours des réfugiés, la préfecture du Bas-Rhin, la Police aux frontières, etc. Les militants dont clairs sur leur démarche: "Il ne s'agit pas de les culpabiliser. Mais de rappeler que, dans le cas de personnes victimes de persécutions, l'expulsion peut être synonyme de mort". Elanchelvan venait de fêter ses 30 ans. Il laisse derrière lui son épouse et une petite fille âgée de trois mois ainsi que des parents anéantis par la perte de leur troisième et dernier fils. Une mort qui souligne l'inhumanité des procédures actuelles et qui nous alerte sur l'aggravation que représenterait l'instauration d'un Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale.
http://www.amnistia.net/news/articles/argsal/bavure/bavure_1000.htm
26 marzo Le voila...Les révoltés du Moyen-Âge
Il apparut dans le désordre Quand la deuxième République Sous la Commune il flotte encore Variante : Noble étendard du prolétaire, Les braves marins de Russie, Un jour sa flamme triomphale 25 marzo Pesticides
23 marzo HONTE... Pour la France!L'indignation de parents d'élèves après l'interpellation violente d'un Chinois sans -papiers à Paris
Plus d'une centaine de parents ont bloqué pendant plus d'une heure, jeudi 22 mars, une partie du boulevard de Belleville, à Paris. Les collectifs Réseau éducation sans frontières (RESF) de soutien aux enfants scolarisés de parents sans-papiers protestent contre "l'arrestation musclée", mardi, d'un grand-père d'origine chinoise aux abords d'une école du quartier.
Ce jour-là, en fin d'après-midi, un important dispositif policier avait été déployé à proximité de quatre écoles du 19e arrondissement. Vers 18 heures, alors que des parents venaient chercher leurs enfants, les policiers sont sortis d'un café proche, à l'angle des rues Rampal et du Général-Lassalle, où ils venaient d'interpeller ce grand-père qui s'apprêtait à aller chercher l'un de ses petits-enfants. "Alors qu'il n'opposait aucune résistance, il a été jeté violemment dans une des trois voitures qui bloquaient le carrefour. Ce qui a provoqué l'indignation des parents rassemblés devant l'école", raconte Cécile Nury, l'une des mères de famille présentes. "Ils sont sortis du café avec des chiens et nous ont lancé : "Vous vous poussez sinon on les lâche"", enchérit Thérèse Coriou, elle aussi présente sur place. "Ils n'ont pas hésité à nous pousser violemment et ont fini par répandre massivement des gaz lacrymogènes", raconte Claudine Dreyfus, témoin de la scène. Plusieurs parents devaient déposer des plaintes, vendredi.
GAZ LACRYMOGÈNESTous se disent sur le qui-vive depuis que ce qu'ils qualifient de "rafles" se multiplient dans les arrondissements du Nord et de l'Est parisien. Lundi 19 mars, une mère d'élève asiatique avait été interpellé au même endroit.
Le 14 septembre 2006, Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l'intérieur, avait pourtant adressé un télégramme aux préfets, attirant "tout particulièrement (leur) attention sur le fait que l'exécution des mesures d'éloignement ne doit en aucun cas donner lieu à (des) interpellations dans l'enceinte ou à proximité immédiate d'un établissement scolaire". Selon la préfecture de police de Paris, "les policiers effectuaient, sur réquisition du parquet, un contrôle des débits de boisson aux fins de recherche de ports d'armes prohibés. Dans l'un de ces débits, une personne en situation irrégulière a été interpellée". En sortant du bar, les policiers "ont été pris à partie par des personnes qui ont fait obstacles à leur action et donc pour se dégager ont fait usage de gaz lacrymogènes". "Mais pourquoi attendre la fin de l'école pour sortir du café ? Pourquoi l'usage de ces bombes lacrymogènes alors qu'il y avait des enfants ?, interroge Brigitte Delorme, directrice de l'école Lasalle. Comment pouvons-nous, après, expliquer aux enfants que la police a un rôle de protection ?" Laetitia Van Eeckhout
Le Monde, vendredi 23 mars 2007
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-887001@51-863813,0.html
Partis et syndicats s'indignent du placement en garde à vue d'une directrice d'école
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 23.03.07
Valérie Boukobza, la directrice d'école maternelle interpellée et placée en garde à vue, dans la matinée du vendredi 23 mars, pour "outrage et dégradation de biens publics en réunion", a été libérée cette après-midi d'après un parent d'élève de l'école élémentaire Lasalle. Le parquet de Paris avait préalablement ordonné sa remise en liberté.
L'école maternelle Rampal, dans le quartier de Belleville, est proche du lieu où s'étaient produits, mardi, de violents incidents entre parents d'élèves et policiers lors de l'arrestation d'un parent sans-papiers à la sortie des cours. M. SARKOZY NE PEUT PAS "ÊTRE MINISTRE DE L'INTÉRIEUR ET COUVRIR CE TYPE DE CHOSES"
L'interpellation de l'enseignante avait provoqué de vives réactions de la part de plusieurs organisations. Selon la FSU, la directrice aurait été "convoquée vendredi matin au commissariat où elle se serait rendue accompagnée de représentants syndicaux, qui ont été priés de quitter les lieux juste avant son placement en garde à vue". Son secrétaire général, Gérard Aschieri, s'est déclaré "réellement choqué". Nicolas Sarkozy "ne peut pas être candidat et dire qu'on respecte les enseignants , (...) être ministre de l'intérieur et couvrir ce type de choses", a ajouté le responsable de la principale fédération de l'éducation.
Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, a estimé "complètement inadmissible qu'une enseignante qui s'est préoccupée de ses enfants soit en garde à vue". "On demande que cessent ces poursuites", a-t-il ajouté. Il a expliqué que son syndicat a interpellé le ministre de l'éducation à propos de l'affaire.
Le Parti socialiste a demandé, par le biais d'un communiqué, à ce que "toute la lumière soit faite sur l'arrestation". "Nous dénonçons", poursuit le PS, "ces méthodes d'un autre âge pour traquer les sans-papiers : guet-apens aux abords des Restos du cœur ou à la sortie des écoles, devant les enfants". Dans une lettre adressée directement à Nicolas Sarkozy, le député Jack Lang se déclare "totalement solidaire de ces enfants" qu'il se dit prêt à accueillir et à protéger, ainsi que de la directrice d'école "qui mérite notre plein respect".
LA GAUCHE FUSTIGE "UNE DÉRIVE PRÉOCCUPANTE"Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a évoqué une "dérive préoccupante" dans une lettre adressée au premier ministre, Dominique de Villepin. "J'en appelle aujourd'hui à votre sens de la responsabilité afin que cessent de telles provocations. Rien, pas même la période électorale en cours, ne saurait justifier de tels agissements", a-t-il écrit avant la remise en liberté de l'enseignante. Le candidat altermondialiste José Bové a appelé pour sa part à un "rassemblement immédiat" devant le commissariat du 19e arrondissement, où la directrice était détenue dans la matinée. Marie-George Buffet a condamné une arrestation "révoltante" et des pratiques qui "rappellent les heures les plus sombres de notre histoire et elles doivent cesser". Arlette Laguiller, candidate de Lutte ouvrière, a qualifié l'interpellation de "rafle" dénonçant une "police qui n'hésite pas à utiliser les écoles comme une véritable souricière pour faire la traque aux enfants et à leur famille". Enfin, Olivier Besancenot a accusé le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, d'utiliser "une politique répressive et policière derrière son discours électoraliste sur le respect des enseignants". Plusieurs parents d'élèves qui avaient voulu porter plainte, à la suite de l'altercation de mardi, ont appelé à un rassemblement, lundi matin, devant l'inspection générale des services du 12e arrondissement de Paris.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-887245@51-863813,0.html
Son
La directrice d'une école maternelle du 19e arrondissement de Paris a été retenue en garde à vue près de sept heures, vendredi 23 mars, après des incidents violents survenus mardi lors de l'interpellation d'un sans-papiers, grand-père d'un élève du quartier. Des événements qui ont vivement fait réagir les parents d'élèves des écoles du quartier, profondément choqués. Ils se sont rassemblés en signe de soutien toute la journée devant le commissariat où était retenue la directrice, comme en témoignent les enfants et deux mères, Maria Clark et Chrystel Laporte-Roy.
Propos recueillis par Aline Leclerc
http://www.lemonde.fr/web/son/0,54-0@2-3224,63-887305@51-863813,0.html
22 marzo Honte...EXPULSER A TOUT PRIX .
L’équivalent du déficit annuel de l’assurance vieillesse : c’est le coût des expulsions réalisées par le ministère de l’Intérieur depuis 2003.
http://www.mouvements.asso.fr/spip.php?article26 PARIS Une arrestation musclée de sans-papiers tourne à l'émeute NOUVELOBS.COM | 21.03.2007 | 16:30 L'arrestation d'un homme en situation irrégulière venu chercher ses deux petits-enfants dans une école du quartier a tourné à l'émeute, mardi après-midi: la police a fait usage de matraques et répandu des gaz lacrymogènes.
Les forces de l'ordre auraient arrêté, avec violence, un homme en situation irrégulière, mardi 20 mars, causant une petite émeute à la sortie de l'école de la rue Rampal, dans le XIe arrondissement à Paris, dénonce le Réseau éducation sans frontières (RESF). Cette interpellation, très musclée, aurait provoqué la panique parmi les habitants du quartier venus chercher leurs enfants aux écoles Lassalle et Rampal. Mardi, vers 16h30, alors que la police avait déjà arrêté un "fourgon plein" de sans-papiers à la sortie de ces écoles, elle a voulu interpeller un homme qui attendait ses deux petits-enfants, scolarisés aux écoles Piver et 77, bld de Belleville, dans un café situé à l'angle des écoles, témoigne Brigitte Wieser, de RESF-Paris. "Enormément de policiers" Les policiers ont alors "assiégé" le café dans lequel le grand-père attendait. Les membres du Réseau et des habitants du quartier ont donc tenté de s'interposer, et se sont placés devant la voiture de police qui allait emmener ce sans-papiers. "Il y avait énormément de policiers", rapporte Brigitte Wieser. "Ils sont devenus fous furieux. Nous voulions faire de la résistance, nous ne recherchions pas l'affrontement". Mais les policiers ont tous sorti leurs matraques, et répandu des gaz lacrymogènes puissants. "J'ai pris un coup de matraque dans le dos. Si nous avions cherché l'affrontement, nous aurions tous fini à l'hôpital", souligne la militante parisienne. "Entretenir la peur" A cette heure de sortie des écoles, la rue était pleine de monde, d'enfants, de parents avec des poussettes, explique-t-elle. Les directeurs des écoles ont dû faire entrer les parents et les enfants dans les bâtiments pour les protéger des gaz et de la bousculade. Une journaliste, qui était présente, a pu filmer la scène. Les policiers lui ont pris ses papiers. Ils lui ont rendu sa carte de presse, mais elle n'a pas récupéré sa carte d'identité. La police voulait aussi se saisir de sa caméra, mais elle est parvenue à s'en débarrasser. "Ils étaient très embêtés, ils ont longtemps cherché la caméra", commente Brigitte Wieser. Jets de projectiles sur les policiers Une version que contestent les forces de l'ordre. Selon une source policière, il s'agit d'une opération classique de contrôle, sur réquisition du procureur de la République, dans trois débits de boisson. Cette source confirme que les fonctionnaires ont interpellé un ressortissant chinois en situation irrégulière au "Petit Rampal". Quand les fonctionnaires sont sortis du bar, une vingtaine de personnes les ont bloqués et ont encerclé le véhicule de police, certains s'allongeant sur la chaussée pour empêcher son départ, selon la source policière. Des coups et des projectiles ont détérioré la voiture de police. Les policiers ont essuyé des jets d'objets et d'un liquide provenant d'un squat d'artistes proche, précise-t-on. Pour se dégager, ils ont dû appeler des renforts et faire usage de lacrymogènes. L'un d'entre eux a été blessé à l'épaule et irrité au visage par le liquide, indique la source policière. Ce fonctionnaire fait l'objet de dix jours d'interruption totale de travail. "Il est monté d'un cran" "La préfecture de Paris avait toujours garanti qu'il n'y aurait pas d'arrestation à la sortie des écoles", souligne Brigitte Wieser. "Nous avons demandé aujourd'hui au préfet de nous recevoir, pour lui demander de ne plus céder aux pressions du candidat Sarkozy, qui exige du chiffre de ses préfets". En même temps que cette "rafle", il y en a eu deux autres, aux métros Goncourt et Stalingrad, et plusieurs arrestations. "On est monté d'un cran dans les rafles", commente Brigitte Wieser. Cette militante redoute que les parents en situation irrégulière ne scolarisent plus leurs enfants, par crainte d'être arrêtés en allant les chercher à l'école. "Hier soir, dans notre permanence du XIe arrondissement, il y avait beaucoup de monde. Les gens sont venus nous dire qu'ils avaient peur. Ces rafles servent à entretenir la peur", juge Brigitte Wieser.
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@ L’équivalent du déficit annuel de l’assurance vieillesse :
c’est le coût des expulsions réalisées par le ministère de l’Intérieur depuis 2003.
Pourquoi ce texte ?Il peut sembler déplacé d’aborder la politique de reconduite à la frontière sous un angle monétaire, tant son coût, bien avant d’être budgétaire ou économique, est bien évidemment un coût humain : mise en danger de personnes renvoyées dans des pays où elles sont parfois gravement menacées, familles disloquées, enfants séparés de l’un de leurs parents, stigmatisation et culpabilisation des étrangers résidant en France… Mais la mise en parallèle des moyens déployés pour maximiser les reconduites à la frontière et des drames vécus par ceux qui en sont les victimes met un peu plus en lumière, toutefois, le caractère inhumain d’une logique du chiffre poussée jusqu’à l’absurde. Dans la mesure où la volonté de faire du « chiffre » est au principe de la politique menée depuis 2003, il n’est pas inutile de se pencher sur l’autre chiffre que masque cette politique : son coût financier pour la collectivité. Ce chiffre-là, par contraste avec celui des reconduites, n’est guère mis en avant par les auteurs de cette politique.http://www.mouvements.asso.fr/spip.php?article26
21 marzo Au fou... Au fou...Quand Sarkozy pique une colère NOUVELOBS.COM | 21.03.2007 | 12:39
Obligé de patienter avant de se faire maquiller pour participer à "France Europe Express", le candidat UMP s'en est pris à la direction de la chaîne publique: "il faut la virer".
Nicolas Sarkozy (AP) Selon Le Canard enchaîné paru mercredi 21 mars, le ministre de l'Intérieur et candidat UMP, Nicolas Sarkozy, a piqué une grosse colère, dimanche 18 mars, dans les locaux de France 3. Au bout d'un moment, le ministre a perdu patience, toujours selon l'hebdomadaire satirique: "Je ne veux pas attendre plus longtemps, je veux me faire maquiller tout de suite". Puis, encore un peu plus tard: "Mais enfin, il n'y a personne pour m'accueillir. La direction n'est pas là? Ce n'est pas normal. Qu'est-ce qu'ils font? Qui suis-je pour être traité ainsi ?". Nicolas Sarkozy aurait alors fait mine de partir, déclenchant la panique parmi les journalistes, avant de "péter les plombs": "Personne n'est là pour m'accueillir. Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder." ON Y CROIT...TIENS... UN COURRIER DE JOSE! Le Conseil Constitutionnel a officiellement validé ma candidature à l'élection présidentielle.
Je veux remercier tous les élus qui m'ont accordé leurs parrainages, malgré le scandaleux verrouillage démocratique organisé par les grands partis. Je salue leur courage et leur esprit démocratique. Je veu x également remercier tous les citoyens qui se sont mobilisés en un temps record pour parcourir la France et convaincre les maires de me permettre d'être présent à cette élection.
Désormais, la vraie bataille commence. L'enjeu est une insurrection électorale contre le libéralisme économique.
Ma candidature, collective, est celle de tous les citoyens qui veulent changer vraiment la vie et qui ne font confiance ni à la droite antisociale ni à la gauche social-libérale pour engager la révolution sociale, féministe, démocratique, anti-raciste et écologique.
Nous voulons une révolution sociale pour imposer un autre partage des richesses entre ceux qui peinent et ceux qui se goinfr ent.
Nous voulons une révolution démocratique pour imposer une autre répartition des pouvoirs entre les citoyens et les assemblées.
Nous voulons une révolution écologique pour imposer un autre arbitrage entre la croissance incontrôlée et la préservation de la planète.
Nous proposons notamment que, dès le lendemain de l'élection présidentielle, les sept mesures suivantes soient appliquées sans délai :
- interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des profits ;
- réhabilitation immédiate de la dignité des personnes, du fonctionnement des services publics et de l'habitat dans les quartiers populaires et les banlieues ;
- loi-cadre contre les violences faites aux femmes ;
- instauration de la proportionnelle intégrale aux élections et convocation d'une Assemblée Constituante pour une Nouvelle République ;
- moratoire immédiat sur les cultures d'OGM en plein champ et la construction du réacteur nucléaire EPR ;
- veto de la France aux négociations de l'OMC visant à démanteler les servi ces publics ;
- régularisation des sans papiers.
La gauche alternative que j' incarne est le trait d'union entre les citoyens qui ont dit « non » à l'Europe libérale en 2005 et l'ensemble des forces politiques, syndicales et associatives qui ont fait le choix d'une candidature unitaire en 2007.
Cette gauche alternative est rebelle, unitaire et rassembleuse. Son ambition est de faire surgir des urnes une nouvelle force citoyenne qui ambitionne de mettre fin à une alternance sans fin et sans conséquences entre la droite et la gauche.
Un autre monde est en marche, un autre avenir est possible !
Aux urnes, citoyennes et citoyens !
José BOVÉ 21 enero DIMANCHE
LIBERTE ? Il paraîtrait que c’est une question de " liberté " d’ouverture des commerces, pour ceux qui veulent " faire leurs courses ". Une question de " liberté " pour ceux qui veulenttravailler ce jour-là et " gagner plus ". Il paraît même que ce serait meilleur pour la consommation et l’emploi. Ce serait enfin une question de " nouveaux modes de vie modernes ". Après avoir rétabli le travail de nuit et du dimanche pour les apprentis de quinze ans, Sarkozy veut supprimer un droit au " repos dominical " des salariés qui date de 1906 ! Pour lire la suite de l'article de Gerard FILOCHE: http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=4611
15 enero Lettre de José Bové aux 15 000 signatairesLettre de José Bové aux 15 000 signatairesMontredon, le 15 janvier 2007.Chers amis, chers camarades, La pétition « José Bové peut et doit être le candidat de l’alternative à gauche » est déjà un immense succès : 15000 signatures en neuf jours ! Je tiens à remercier tous les signataires de la confiance qu’ils me font et, surtout, du geste citoyen qu’ils accomplissent pour forcer les appareils politiques à faire le choix d’une candidature unitaire à l’élection présidentielle. J’ai toujours dit que j’étais disponible pour incarner, sur le bulletin de vote, une campagne collective et unitaire de la gauche antilibérale, écologique, alternative et solidaire, si deux conditions étaient remplies : une dynamique populaire pour légitimer cette candidature ; une démarche de rassemblement avec toutes les forces du « non » de gauche à la Constitution européenne. La dynamique populaire est en marche, la démarche unitaire reste un combat. Je n’ai pas l’intention de fuir mes responsabilités. C’est pourquoi je voudrais lancer aujourd’hui un appel à l’espérance. J’appelle tous les citoyens qui se reconnaissent dans la mobilisation unitaire pour en finir avec la logique de chômage, de précarité et d’inégalités sociales à signer massivement la pétition. Notre objectif doit désormais être de plusieurs dizaines de milliers de signatures avant la fin du mois de janvier. J’appelle tous les jeunes et habitants des quartiers populaires, toutes les victimes de discriminations à prendre part activement au débat électoral. J’entends bien les aider à ce que leurs préoccupations soient au centre de la campagne. J’appelle tous les citoyens écologistes à considérer que le combat pour sauver la planète est indissociable d’un combat contre l’économie libérale et productiviste. Nous ne pouvons faire confiance ni à la gauche traditionnelle ni à la droite pour mettre en œuvre un véritable pacte écologique. J’appelle tous les militants des collectifs unitaires de la gauche antilibérale à mettre la richesse de leur expérience et de leur diversité au service de la mobilisation unitaire. La réunion nationale des 20 et 21 janvier doit être l’occasion de poursuivre le combat pour une candidature de rassemblement, sur la base de la pétition, avec l’ensemble des sensibilités et des personnalités qui ont participé à cette démarche depuis le printemps 2006. J’appelle tous les élus antilibéraux à manifester leur solidarité en offrant publiquement leur parrainage pour une candidature unitaire de la gauche antilibérale. Je pense plus particulièrement aux élus communistes, aux élus verts et aux élus « divers gauche » qui se sentent privés de cette perspective. J’appelle Olivier Besancenot et Marie-George Buffet à construire ensemble une campagne unitaire sur les bases suivantes : programme antilibéral des 125 propositions, meetings communs reflétant toutes les sensibilités du rassemblement, partage équitable des temps de parole officiels. Je leur propose une rencontre dans les meilleurs délais pour examiner toutes les dispositions pratiques d’une telle campagne. J’appelle tous les collectifs unitaires à se préparer à mener campagne pour l’élection présidentielle, mais aussi pour les élections législatives. Notre objectif doit être de présenter dans toutes les circonscriptions des candidats unitaires de la gauche antilibérale. Chers amis, chers camarades, Au vu de la poursuite de la mobilisation populaire et unitaire autour d’une candidature de l’alternative à gauche, je dirai, à la fin du mois de janvier, si je reste disponible pour l’incarner sur le bulletin de vote. Un formidable mouvement est en passe de ruiner les logiques de division qui ont prévalu jusqu’alors. Amplifions-le encore et nous gagnerons ! Fraternellement, José 07 enero Voeux Version libérale!MEILLEURS VOEUX...
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POUR AGIR:
Pour signer l'appel pour LA candidature unitaire, c'est là -> http://www.unisavecbove.org/
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